Jocari | Détails

Jocari (latin iocari s’amuser, iocus jeu)

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Jeu du Pet-en-gueule
Jeu du Pet-en-gueule

 Description | Historique | Symbolique | Sources | Bibliographie

Autres appellations

Pet en gueulle (Rabelais, 1534) - Languedoc : Quatre pipots, quatre tonneaux (Adry, Dictionnaire des jeux, 1807) - Pète-en-Gueule

Description

Comme son nom l'indique, cet amusement enfantin consiste simplement à faire un pet au visage d'un autre joueur. Dans une forme plus élaborée, le jeu consiste à faire une sorte de roue formée par l'enlacement de deux joueurs (Voir >>>) ce qui met les deux joueurs en bonne position pour s'envoyer des vents l'un à l'autre ! Le commentateur des oeuvres de Rabelais, Jacob Le Duchat, le décrit ainsi : « Il est plus badin que violent lorsqu'on a les reins souples, et s'il y a quelque chose à craindre pour les joueurs, c'est quelque mauvais vent, dont il est difficile de se garantir ». Il ajoute que le terme de "Pet-en-gueule" était également utilisé pour désigner un autre jeu qui consiste à savoir qui fera le plus de bruit lorsqu'en enflant ses joues on s'en frappe l'une avec les cinq doigts en pointe. Trévoux, dans son Dictionnaire, ajoute qu'à Metz, cet amusement était appelé en patois "Bristenpogné" (Lire >>>)

Historique

Dans l'iconographie, ce jeu ne semble pas apparaître avant le début du XVIe siècle (Voir >>>). Il aurait surtout été apprécié tout au long du XVIe siècle, mais on le rencontre encore au XVIIIe siècle (Voir >>>)

Symbolique

Dans les fêtes de Carnaval, qui symbolisent le renversement des valeurs, le jeu de pet-en-gueule faisait référence surtout à la confrérie carnavalesque dijonnaise de la Mère folle (Voir >>>). Les confréries des fous proposaient avec le pet-en-gueule une image de la circulation purificatrice et ininterrompue du souffle. Une croyance populaire donnait en effet un sens sacré aux flatulences : « Car le diable croyait sans faille que l'âme par le cul s'en aille. » (Rutebeuf). Ainsi, faire le fou en temps de Carnaval, c'etait montrer à tous le vide que l'on a dans la tête, c'est-à-dire la déraison, la folie (de fol, « enflure, bosse, grosseur », et de folis, « soufflet, sac, outre rempli de vide »), mais aussi exhaler par tous les orifices l'air qui nous emplit ! (d'après Shimrod, Les fêtes de Carnaval & le Pétengueule, Citadelle, mai 1999).

Le "renversement des valeurs" sera aussi un sous-entendu de représentations carricaturales du Pet-en-gueule (Voir >>>)

Sources

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Bibliographie

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